Des Ethnologues Féminines Au Pays Des Hommes Nus… Chapitre 9 : La Correction Des Dissert’

Une prof surprend ses élèves mâles dans un volley-ball particulier dans la salle de sport de l’école… Rien de bien grave… Mais quand même… Elle se surprend à être voyeuse…

«… Je me confronte à mon rêve. Et j’y vais. Je pars d’une situation et j’y vais. Sans réfléchir. Sans intrigue préalable, sans idée figée de ce que je veux faire ou de ce que les personnages doivent faire. Je les laisse libres de choisir leur chemin. Je me laisse guider par eux… »
- Qu’est-ce qu’il écrit bien ce mec… C’est un rêve de corriger des travaux pareils… S’ils pouvaient tous être comme ça ! Enfin. On ne peut pas avoir les mêmes exigences avec tout le monde. Mais lui, il a tout pour lui… Une belle gueule et une belle écriture… S’il n’était pas mon élève et 20 ans plus jeune que moi…
Ainsi divaguait doucement Nanou, en corrigeant les dissertations que les élèves de dernière année lui avait remise le matin même. Les bâtiments scolaires étaient vides, il faisait calme, un moment idéal pour ce travail. Nanou préférait rester tard le soir pour ces corrections, plutôt que de ramener du travail chez elle. Surtout le vendredi, la veille du week-end. Si elle ne faisait pas ça, elle savait que ces corrections allaient lui encombrer l’esprit jusqu’au lundi… Ici, elle terminerait peut-être à 10h du soir, mais ce serait farniente dès samedi… En plus, personne ne l’attendait à la maison… Un petit soupir désolé accompagna cette évocation…
Mais elle se reprit rapidement et passa à la copie suivante… Moins brillant évidemment, bien qu’il y ait de l’idée, et une volonté d’être original, voire créatif… Mais bon, cette imagination était endommagée par l’écriture relativement malhabile. Il y avait pourtant cet effort de dire des choses… Elle se leva de sa chaise, histoire de réfléchir aux points qu’elle allait mettre à ce travail, et s’approcha de la fenêtre. La cour était vide, mais on apercevait dans la salle de sports des gens qui jouaient au ballon.

Le soleil reflétait sur les vitres, empêchant de distinguer plus clairement. Mais elle se souvint que quelques anciens de l’école, ainsi que les plus âgés parmi les élèves, avaient demandé à pouvoir bénéficier de cette salle. Cela avait soulevé des débats dans cette école, où la crainte de dégradations avait fait hésiter plus d’un. Mais ne parlait-on pas d’autonomie et de responsabilisation dans le projet pédagogique ? Il fallait donc assumer, avaient argumenté une série d’enseignants parmi lesquels Nanou. Et la raison raisonnable l’avait emporté… Il restait à espérer que l’un ou l’autre de ces jeunes ne fasse pas de conneries…
Non décidément l’éclat du soleil empêchait de mieux discerner les participants au jeu. Nanou retourna à ses disert’. Elle espérait retrouver la qualité de l’écriture de Bernard, mais elle les connaissait bien ces élèves et savait que c’était sans beaucoup d’espoir. Cette année, il était au-dessus du lot. Elle passait d’une feuille à la suivante, souriait parfois d’une idée, s’arrachait les cheveux à certaines fautes d’orthographe, à certaines tournures de phrases mal foutues,… Mais s’il n’y avait rien d’extraordinaire, on ne pouvait pas exagérer négativement non plus. On sentait que ces jeunes gars avaient mis du cœur dans ce travail.
Le soir tombait maintenant. Elle alluma sa lampe de bureau, mais l’ampoule explosa. Elle sursauta, et émit un juron. Heureusement, il lui restait des ampoules dans l’armoire. En s’y rendant, elle passa à nouveau devant les fenêtres de sa classe. Il commençait à faire sombre aussi dans la salle de gym. Nanou s’arrêta. Oui. Ils faisaient du volley comme elle l’avait imaginé… Elle les observa quelques instants. Elle reconnaissait certains de ses éléves. Et il y avait Bernard… Wouaw le beau Bernard… ça le changeait sa tenue de sport… Lui qui aimait tant son look rimbaldien… Et ses trois potes, Stéphane, Gregory et Bastian. Presqu’aussi beaux que lui, mais moins compétents dans le maniement de la langue française… Mais très sympas aussi.
Il y avait aussi Nathan, un p’tit lourdaud, mais qui semblait pas mal se défendre au volley malgré ce physique peu sportif. Elle en reconnut d’autres qu’elle avait connus les années précédentes. Et puis, elle aperçut d’autres personnes, en tenue de ville, vautrés sur les matelas ou assis, appuyés contre les murs…
- Merde… qu’est-ce qu’ils foutent là, ces cons… On avait pourtant dit que la salle c’était seulement pour faire du sport et pas pour glander… Ceux qui ne jouent pas n’ont pas le droit d’être là ! J’espère qu’ils ne vont pas se faire remarquer… Oh ! Zut ! Double merde ! Y a des filles aussi ! Double infraction… Qu’est-ce que je vais faire moi… Oh ! Et puis, je suis pas sensée l’avoir vu… J’en parlerai à Nadine et on avisera plus tard…
Nadine était sa collègue et sa meilleure amie… Complètement amoureuse de Bernard. Faut dire qu’elle tombait amoureuse chaque année d’un de ces jeunes, mais qu’elle n’en parlait qu’à Nanou, et qu’elle ne tentait rien…
- Putain de déontologie professionnelle !... qu’elle râlait à chaque fois, qu’un de ces mecs lui passait sous les yeux… et sous le nez…
Nanou attrapa donc une nouvelle ampoule et se décida à finir le travail… Un sprint final, peut-être pas tout à fait juste, les dernières copies bénéficiant de moins de temps que les autres… Mais elle était de bonne humeur et elle se convainquait que passer moins de temps sur une copie bénéficiait, au moins pour l’évaluation cotée, à l’étudiant.
Elle rangea son matériel, remit les travaux dans l’armoire et s’apprêtait à partir quand elle jeta un dernier coup d’œil machinal vers la salle de sports. Il faisait bien noir maintenant à l’extérieur, et la salle bien éclairée permettait de bien observer ce qui s’y passait… Et elle fut abasourdie de ce qui s’y passait. Les jeunes jouaient un match. Ils semblaient le faire très sérieusement… Sauf qu’ils étaient à poil… Tous les joueurs étaient à poil, mais ils jouaient au volley… Elle éteignit la lumière dans sa classe et s’approcha à nouveau des carreaux… Était-elle curieuse, voyeuse ou en travail d’espionnage en vue de faire son rapport dès le lundi matin au proviseur ? Elle ne le savait pas encore…
C’est quand elle aperçut Bernard, puis qu’elle le regarda plus attentivement qu’elle se rendit compte qu’elle était voyeuse.
Il était bien foutu le Bernard… Un beau mec bien baraqué et un service trois pièces bien fourni. Et en plus une très jolie paire de fesses. Ah ! Les fesses des hommes, son péché mignon à Nanou… Et celles de Bernard en plus ! Quand elle raconterait ça à Nadine… Comme elle était bien en place, et qu’elle pouvait tranquillement observer d’autres anatomies, elle décida de ne pas s’en priver… Il y avait d’autres mecs bien foutus. D’autres bien fournis. Quelques uns bien foutus et bien fournis… Un black qu’elle ne connaissait pas répondait clairement aux caricatures qu’on pouvait faire d’eux… Un bras d’ entre les cuisses ! Et beau mec aussi en plus… Nathan avait un physique vraiment moins passionnant par contre lui aussi bénéficiait d’avantages en nature assez remarquables… Et puis quelques uns qui n’étaient ni bien foutus, ni particulièrement bien fournis… Un semblait plus malheureux que les autres à ce niveau, mais il ne paraissait pas en tirer complexe, puisqu’il s’exhibait autant que les autres, devant ses camarades et devant un public habillé et essentiellement féminin qui semblait apprécier le spectacle sportif. À moins que ce ne soit pas l’aspect sportif qui les attiraient surtout !
Elle resta longtemps à les observer, à prendre du plaisir à les observer. Elle s’étonna elle-même du plaisir qu’elle pouvait y prendre.
- Ce ne sont quand même que des bites et des culs que je vois de loin et dont je ne peux pas profiter… essayait-elle de se convaincre.
Mais malgré ces arguments, il lui avait été impossible de se détacher des fenêtres. Sauf quand ils avaient arrêté le match, puis qu’ils s’étaient rhabillés… Le plus naturellement du monde…
- Mais pourquoi se foutre à poil pour jouer au volley ? était une des questions qu’elle tournait et retournait dans sa tête en reprenant sa voiture… Une question qui laissa rapidement la place aux chouettes images qui avaient impressionné sa rétine, mais aussi son cerveau, voire sa petite culotte… C’est que malgré tout, elle les avait trouvées érotiques ces images… Elle trouva ça con.

- C’était juste des mecs qui jouaient au volley et qui avaient oublié de s’habiller…
Mais tout ça ne lui paraissait pas convaincant, et c’est dans une nuit peuplée de rêves dans lesquels des hommes nus jouaient au ballon qu’elle sombra rapidement…
Nadine fut très émoustillée quand elle raconta son histoire… Son amie arriva même à la convaincre de faire faire une autre dissert’ à ses élèves pour qu’elle doive encore rester dans sa classe pendant la soirée du vendredi… Nadine promettant qu’elle resterait avec elle pour la soutenir ! Il leur avait été en effet impossible à toutes les deux d’imaginer se poster dans la classe de Nanou, juste pour jouer aux voyeuses… Et pourtant qu’allaient-elles faire d’autre ?
La semaine passant Nadine se faisait de plus en plus excitée. Qui lui parlait au détour de n’importe quel couloir de ces élèves à poil. De Bernard surtout… De qui elle voulait tout savoir… Mais que pouvait-elle lui dire de plus que c’était un beau mec, bien baraqué, avec une belle bite et un beau cul… Y avait pourtant pas 36 mille façons de le dire ! Toutes ces histoires, ça énervait un peu Nanou, qui avait remis les choses davantage dans leur contexte : une bande de gamins mignons, mais gamins quand même, qui s’étaient mis au défi de faire du sport à poil. C’était marrant, mais ça ne mangeait pas de pain, se disait-elle… Par contre, ils enfreignaient le règlement de l’école à plus d’une reprise, et ça, ça l‘embêtait davantage… Mais Nadine était son amie, elle lui avait promis une soirée mémorable, il n’était pas question de revenir en arrière pour cette fois !
Et le vendredi est arrivé… Et Nanou a voulu commencer ses corrections, mais Nadine ne lui en a pas vraiment laissé la possibilité… Pourtant, il n’y avait rien à voir… Il n’y avait même personne dans la salle de sports. Et puis, les premiers sont arrivés… Ils ont pris des ballons et ont commencé à taper dedans… La plupart en survêt’… Rien de bien particulier toujours… Mais Nadine commentait, et commentait, laissant peu de possibilités à Nanou de réellement s’immerger dans les travaux des élèves… qu’elle se décida d’abandonner rapidement. Et de rejoindre son amie à son poste d’observation…
Où il n’y avait rien de particulier à observer… Sauf que quelques mecs aux allures sportives pour la plupart faisaient du sport dans une salle de sports… Nadine n’avait d’yeux que pour Bernard. Presqu’une heure se passa ainsi… Nadine s’excitait de plus en plus, Nanou elle se décomposait, se rendant compte qu’elle allait passer au moins trois heures de son week-end à son bureau, se rendant compte du ridicule de la situation, voire de l’aspect malsain de cet espionnage caractérisé… Enfin, ils virent arriver des jeunes étrangers à l’école, qui horreur, Nanou ne l’avait pas remarqué la semaine précédente, débarquaient avec chips, ce qui n’était pas vraiment grave, mais aussi bouteilles, qui ne devaient probablement pas contenir que de l’eau... une transgression supplémentaire au règlement !
Mais cette arrivée changea évidemment la situation. C’est Nadine qui aperçut le premier tout nu et l’annonça d’un cri strident :
- Il est tout nu, là !
Et effectivement le premier sportif s’était désapé. Puis ce fut le second, puis le troisième et puis Bernard… Elle sentit la main de Nadine se crisper sur son épaule…
- Qu’il est beau, celui-là… Mais qu’il est beau… Et t’as vu sa queue… Mais c’est mon prince charmant ce mec ! Tu me parles de Rimbaud, mais regarde, tout nu, c’est Mel Gibson en plus grand et en moins facho !
Nadine ne se sentait plus. Elle faisait commentaire sur commentaire. Sur la beauté de Bernard, ou sur la nudité, le cul ou le sexe des autres… Parfois pour s’extasier, et fantasmer à la suite, parfois pour se moquer…
Et nous regardions comme hypnotisées par ces jeunes queues qui ballotaient entre les guibolles, par ces culs musclés, qui voltigeaient dans les airs pour permettre à leurs propriétaires de rattr une balle ou de smacher. S’il y en avait au moins eu une qui se dressait, on aurait pu fantasmer autrement, mais non, des hommes nus, bien sages, et appliqués à pratiquer leur sport. Et nous deux obsédées voyeuses, même pas gênées ou si peu de notre attitude dévergondée.
Et ils se sont rhabillés, nous laissant avachies dans la classe, fatiguées de ce spectacle… Nous nous sentions un peu ridicules, un peu connes, un peu déraisonnables, un peu irresponsables.
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? souffla Nadine …
- Moi, j’vais me manger une petite frite », je répondis…
Attablées devant une assiette de frites et un verre de vin (le repas gastronomique que voilà !) nous nous remettions de nos bêtes émotions… Et nous commencions à mesurer l’étendue de notre bêtise…
- On est déjantées non ? On s’excite sur des bites qu’on aperçoit à plus de vingt mètres de nous… Si au moins on les avait sous la main et qu’on pouvait en faire quelque chose, mais même pas ! Et Bernard, d’accord qu’il est beau, mais c’est notre élève, et puis, t’as vu son âge, on pourrait être sa mère !
Nadine n’approuvait qu’à moitié…
- Ok, c’est pas très sérieux, mais je peux te jurer que j’ai la culotte toute mouillée… Tu montres la tienne ?... Allez vas-y montre !
- Ça va pas la tête ? C’est quoi ou qui qui te met dans des états pareils ? »
Mais Nadine n’avait pas tout à fait tort. Nanou sentait aussi plus qu’une légère humidité entre les cuisses…
Elles restèrent longtemps silencieuses…
- T’as raison, réattaqua soudain Nadine…
- On ne peut pas continuer comme ça… Et moi, je ne vois que trois solutions : Primo, on joue notre rôle de prof dans cette école et on les dénonce, Secundo, on va les voir et on demande à pouvoir participer de plus près à leurs petites exhibitions. Tertio, on va les voir, on en profite un max quelques minutes et puis on leur dit que si ça se reproduit, on le signalera à qui de droit…
Qu’est-ce qu’on doit répondre à ça ?
- Moi, ce qu’il y a de sûr, c’est que je ne veux pas les dénoncer… En les mâtant comme on les a matés, je trouve que ce serait très hypocrite, voire même sournois… Et puis, aller jouer avec eux, mais t’es complètement tarée ma fille… On est repérées dans l’école avec des élèves à poil, on est virées sur le champ, avec notre photo en première page de tous les journaux, et un passage assuré à la télé… Je vois déjà les titres : « Deux profs perverses obligent leurs élèves à jouer au ballon tout nus »
- D’accord avec toi sourit Nadine…
- Et donc, je ne vois qu’une solution, étant donné que faire celles qui n’ont rien vu et ne savent rien, je ne me vois pas le faire…
- Et pourquoi ? Ce serait le plus simple… On ne vient plus à l’école le vendredi soir, et on fait comme si on n’avait rien vu…
- Sur le principe, je suis d’accord avec toi, et donc, sur ce principe, ok, on n’a rien vu… Mais dans les faits… je suis excitée rien que d’en parler… Si je sais que ces mecs sont à poil dans la salle de gym le vendredi, je sais que je vais aller les mâter… Je sens que je ne pourrai pas m’en empêcher
- Mais c’est pire que le feu au cul que tu as toi ! T’as qu’à prévoir autre chose de tes soirées du vendredi. Tiens la semaine prochaine, on va à la piscine… On peut proposer à Anne de venir avec nous, ce serait sympa non ?
- Anne ? Ça c’est une bonne idée… elle aussi je suis sûre que si tu lui expliquais ces gamins tout nus, elle aurait aussi envie de venir voir !
- Ah non ! Là on arrête ! Déjà que je regrette de t’en avoir parlé…
- Bin oui, je comprends que tu regrettes… T’aurais préféré les garder pour toi toute seule !
Et Nadine de dévoiler son plan…
- On fait comme je te propose… La semaine prochaine, on va dans ta classe, on les mâte un peu juste pour le plaisir et pour s’échauffer un peu… Et puis, on descend les retrouver comme des profs qu’on est. On les engueule… On leur dit aussi que c’est pas bien méchant mais que c’est quand même enfreindre les règlements de l’école, et on leur dit que s’ils recommencent et qu’on s’en rend compte, on ira dénoncer tout ça au préfet de discipline ! Ça se tient non ? On pourra, comme ça, aller les voir de plus près, on pourra jouer quelques minutes aux maîtresses dominatrices et humilier ces beaux mâles, et on fera respecter le règlement de l’école…
- Moi, j’me vois pas débarquer comme ça au milieu de tous ces élèves à poil…
- T’auras rien à faire, je m’occupe de tout éclata d’un rire gourmand, une Nadine déjà dans son rôle de grande perverse dominante !
La semaine se passa sans qu’elles n’en reparlent… Mais les regards et les sourires qu’envoyait Nadine à Nanou étaient tellement plein de sous-entendus que ça la laissait toute chose…
Le vendredi matin, Nadine chuchota juste une petite phrase à son amie…
- C’est aujourd’hui… Et je le sens bien !
Et la soirée arriva… C’est en plein paradoxe que Nanou fit le trajet entre la salle des profs et sa classe. Elle se sentait littéralement traîner les pieds, mais dans le même temps, une force l’empêchait de faire demi-tour… Et pourtant elle se disait que c’était le plus raisonnable. Nadine, elle trépignait devant la porte de la classe.
Il fallut attendre avant que les sportifs n’arrivent. Il fallut ensuite les regarder jouer à la baballe. Il fallut attendre qu’ils se déshabillent… Et ils se déshabillèrent… Et Nanou se sentit assez désespérée. Et Nadine parut surexcitée… Mais toutes deux regardèrent les mecs jouer.
Puis Nadine déclara très sobrement :
- On y va !
Et Nanou la suivi comme une automate.
L’entrée des deux profs fut accueillie avec une certaine stupeur… Ce dont Nadine profita.
- Non, mais qu’est-ce que c’est que ce bordel… Ça va pas la tête ? Tous ceux qui sont pas à poil dehors… Allez dépêchez-vous ! Les autres, les pervers, mettez-vous en file devant moi… Allez plus vite que ça… Dehors ! Et en file !
Et elle claqua des mains pour accélérer le tempo…
Les habillés déguerpirent sans demander leur reste. Restaient ceux le zob à l’air, qui ne savaient trop qu’en faire… Tenter un peu de pudeur en le cachant dans ses mains pour amadouer la prof en furie ou crâner jusqu’au bout et l’exposer fièrement… La plupart semblaient vouloir se la jouer profil bas. Bernard pas. Il se tenait droit, les mains dans le dos laissant bien à la vue des deux femmes sa panoplie virile.
- On fait les malins, les mâles, les petits coqs prétentieux, mais voilà que dès que deux imprévues déboulent, on se racrapote le sexe pour le cacher… Mais assumez, Non de D… ! Au moins, assumez ! Vous êtes de petits ou de gros cochons, des petits pervers, des obsédés sexuels… On le sait maintenant… Alors assumez votre perversité… Allez je veux voir toutes vos petites queues… Allez ! les mains dans le dos !
Et les mecs qui se cachaient de se regarder incrédules ou apeurés et de s’exécuter… Il y avait maintenant quatorze sexes mâles qui pendouillaient, leurs propriétaires manifestement peu fiers de la situation dans laquelle ils se trouvaient maintenant…
- Expliquez-moi… C’est quoi votre truc ici ? Pourquoi avez-vous décidés de faire vos cochonneries ici, dans une salle que l’école vous a gentiment prêtée, croyant que vous sauriez avoir des activités responsables ? Pourquoi avez-vous décidé plutôt que de faire du sport de vous adonner à des pratiques dégueulasses ?
Elle allait loin la Nadine. On retrouvait dans ses paroles son ton professoral qui asseyait son autorité dans ses classes. Et les élèves, ou les anciens élèves, en face d’elle, bien qu’ils se retrouvent dans une situation inhabituelle, intégraient sans difficulté le rapport d’autorité qu’elle avait choisi de marquer. Par contre, les mots employés étaient rudes. « Cochonneries » ou « dégueulasse » semblaient un vocabulaire inapproprié pour ce qui n’était finalement, au pire, qu’un défi de potaches immatures… Mais elle avait décidé de mener la danse, de garder la main… Et elle semblait savoir ce qu’elle faisait. Nanou se doutait aussi que si elle avait une telle attitude, ce n’était pas que pour faire respecter le règlement de l’école, mais aussi pour prendre un maximum de plaisir dans cette situation croquignolesque… Et finalement, ce qu’elle ressentait en participant à cet événement et en observant ces corps nus à sa disposition, ce n’était pas désagréable !
Mais Nadine continuait…
- J’attends les réponses… Qui m’explique ?
C’est Nathan le petit aux belles rondeurs qui prit courageusement la parole pour défendre ses camarades…
- Je vais vous expliquer… Mais il n’y a rien de grave… hein ! La première fois que c’est arrivé, on avait fini la partie, on devait ranger la salle, et certains d’entre nous étaient rentrés aux vestiaires. Ceux qui rangeaient ont râlés, sont venus rechercher les glandeurs et certains ont débarqué à poil pour terminer le rangement… Y a une balle qui a été lancée à un gars qui était à poil, il a renvoyé la balle, et une petite partie de quelques minutes a commencé comme ça… On a trouvé ça marrant et on s’est dit qu’on allait jouer une fois comme ça… Tous à poil. C’est ce qu’on a fait la fois suivante… On a trouvé ça sympa… Mais on n’a rien fait de mal… Juste se foutre à poil… C’est quand même une tenue assez naturelle, et puis aux jeux olympiques, les athlètes, ils étaient tout nus… on a juste fait comme eux… Y a rien de bien grave…
Il avait raison Nathan… Mais c’était un peu trop simple pour Nadine, qui ne pouvait pas s’en satisfaire…
- Pas grave, pas grave ! Vous n’imaginez pas les conséquences que cela pourrait avoir pour la réputation de l’école… Surtout qu’en plus vous invitez des spectateurs… Et des spectatrices… Et là, ce n’est plus des petits jeux… Cela devient de la vraie perversité !
C’est Bernard qui prit la parole…
- Vous employez des mots à tort et à travers ! Il n’y avait rien de pervers dans le fait que des spectateurs soient venus nous voir… C’est juste le défi qui a continué. Il y en a un qui a appris qu’on jouait nus, il a dit qu’il allait débarquer avec des potes pour nous mâter. On l’a prit comme un défi, et quand il s’est pointé avec quelques copines, on a affronté, et relevé le défi… Peut-être qu’à ce moment là, on a été un peu limite, mais par la suite, on a repris nos entraînements avec comme première préoccupation de jouer au volley. Même si on se mettait à poil pour le faire… Mais c’était juste un petit défi qui n’avait rien de pervers comme vous semblez vouloir nous en accuser.
- On peut poser la question à n’importe quel prof la semaine prochaine… des gamins de votre âge qui jouent à poil devant d’autres personnes, ce sera considéré comme de la perversité. On tente le coup ?
Pas de réponses des jeunes qui se rendent compte qu’ils sont peut-être mal embarqués. Nadine, consciente de son avantage persiste…
- Et si nous, on se foutait à poil pour jouer au volley, qu’est-ce que vous diriez hein ? Quelle serait votre réaction ? Nos beaux gros nichons qui se balanceraient pendant que nous ferions des passes, des manchettes ou des smaches… Et quand on se pencherait pour ramasser le ballon… Vous ne trouveriez pas ça pervers vous ? Vous ne nous prendriez pas pour des allumeuses ? Hein ? Allez imaginez-vous vos profs féminins favoris les nichons la touffe et le cul à l’air en train de faire du sport et vous qui mâtez… Vous en penseriez quoi ?
Nanou se demandait où Nadine voulait en venir… Mais en voyant les visages, elle commença à comprendre… si certains sourires apparaissaient, signes que ces jeunes mecs obéissaient à Nadine et imaginaient des scènes de profs à poil, ces sourires apparaissaient sur des visages qui dans le même temps rougissaient et se crispaient… Et il suffisait de descendre un peu plus bas pour comprendre la raison de cet émoi sur les visages. Les queues se soulevaient, démontrant que l’évocation par Nadine de culs et de nichons ne les laissaient pas insensibles…
- Mais regardez moi ça ! Les petits soldats qui se mettent au garde à vous ! Et pourtant ces messieurs prétendent qu’il n’y a rien de pervers dans leurs petits jeux ! Pourtant, rien qu’à la pensée d’un petit bout de sein, et c’est la bandaison généralisée… Ah ! Non ? Pas toi Bernard ?
Effectivement, alors que les autres sexes se tenaient maintenant bien droits, celui de Bernard, mais aussi deux autres, restaient flaccides. Nadine s’approcha de Bernard le regardant alternativement dans les yeux puis « dans la queue »…
- Tu bandes pas toi ? Tu préfères les mecs peut-être ? Rires dissimulés dans l’assemblée des mecs à poil… où il te faut peut-être davantage de suggestions ? Tu n’es pas excité à l’idée de nous voir jouer au volley à poil… T’as pas envie de voir ces nichons se balancer sous tes yeux ?
Et dans le même mouvement, elle s’empoigne les seins qu’elle se malaxe langoureusement…
- Ah ! je crois voir un frémissement… Tu me rassures… Pas que je sois contre le fait que tu préfères les hommes hein ! Ça c’est ton droit ! Mais ce n’était pas ta réputation… mais on dirait que tu réagis quand même…
Et pour porter l’estocade, elle porte son visage à hauteur de la biroute à Bernard qui n’attendait que ça pour se dresser enfin dans toute sa splendeur…
- Et bien, tu me rassures ! Et en même temps tu apportes la preuve ultime que si vous foutez à poil comme ça, c’est parce que vous aimez l’obscénité de vos jeux… sexuels… Parce que vous n’allez pas dire le contraire… C’est sexuel vos jeux ! Sinon, vous ne nous présenteriez pas tous des triques aussi flatteuses !
Alors, voilà ce qu’on va faire… Vos petits jeux sont inadmissibles dans cette école… En même temps, on vous aime bien… Et donc, on ne dira rien ! Mais au moindre petit bout de bite qui apparaîtra encore, on vous dénonce, et plus de salle pour votre volley… même habillé ! Allez, pour montrer que vous ne nous en voulez pas… Un dernier petit garde à vous général ! Présentez… armes ! Allez plus de vigueur là… Vous n’allez pas me dire qu’à votre âge vous ne pouvez pas mieux…
Et le bites de se redresser vaillamment…
- Allez, c’est bon comme ça… allez vous rhabiller… souffla-t-elle enfin dans un regret…
Et les mecs, la bite tendue, de foncer vers le vestiaire pour remballer les coquettes dans les slips garants de la pudeur morale que Nadine vient de tenter, assez maladroitement, mais avec un plaisir pervers de leur enseigner. Les mecs, sauf Bernard, qui lui, la queue tout aussi tendue choisit de prendre le temps d’aller rechercher de l’autre côté de la salle, sa bouteille d’eau et un T-shirt qu’il avait laissé traîner là, avant d’enfin retourner vers le vestiaire, très calmement, trop calmement, un vestiaire dont la direction lui est indiquée par la flèche qui le précède… Le tout avec un petit sourire narquois qui est adressé aux deux femmes…
Les deux nanas les raccompagnent jusqu’à la porte, qu’elles ferment à clé derrière eux…
Nadine s’écroule alors sur un matelas et éclate de rire…
- P’tain ! Qu’est-ce que je leur ai mis ! Ça a dépassé ce dont je me croyais capable ! Et je les ai tous fait bander ! Wouaw ! Même la belle queue de Bernard s’est soulevée quand je me suis intéressé à lui ! Je suis une tombeuse !!!
Et elle éclate de rire…
Nanou partage son plaisir… C’est vrai qu’elle a assumé sa collègue… Pour arriver au résultat escompté sans véritable dérapage. Les élèves ont été engueulés, il leur a été interdit d’encore avoir de telles attitudes, les deux femmes ont gardé leur rôle de prof, et en même temps, Nadine (Et Nanou aussi !) ont pris leur pied en admirant de près ces jeunes beaux mes à poil, et en les stimulant comme Nadine les a stimulés…
Certains se feront circonspects en pointant malgré tout des attitudes peu adéquates des deux nanas. Les censeurs diront qu’il aurait fallut aller jusqu’au bout et dénoncer… que c’était la seule attitude véritablement responsable d’un prof qui se respecte… Et ils ajouteront que la provocation des érections était complètement déplacée… Critiques que Nanou et Nadine accepteront probablement du bout des lèvres, en pensant intérieurement que ç’aurait été tellement moins gai sans ça…
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? demanda Nanou.
- J’ai trouvé des raquettes de tennis… On se fout à poil et on fait une petite partie ?

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